Le collectif


Le collectif Pouvoir d’agir se compose de personnes, associations locales et réseaux nationaux engagés dans la lutte contre l’exclusion sociale et politique.  Le collectif se compose aujourd’hui :

–          de seize réseaux nationaux

–          de membres individuels : chercheurs, militants, professionnels….

–          de collectifs locaux en construction (groupes d’habitants, plateformes d’appui) dans plusieurs villes et régions de France

–          de partenaires associés (organisations, associations intéressées par l’action du collectif)

Collectif informel, Pouvoir d’agir est un espace d’échanges, de mise en réseau et d’appui, de réflexion et d’action, ouvert à tous, pour que les citoyens aient un réel pouvoir sur leur environnement et sur leur vie. Le collectif est au service de ses membres, personnes ou réseaux, il n’a pas vocation à les représenter ou à parler en leur nom.

Notre but est  :

–        d’une part de contribuer à développer les mobilisations citoyennes, notamment dans les territoires les plus en difficultés

–       d’autre part de convaincre et faire des propositions aux pouvoirs publics afin que le pouvoir d’agir des citoyens soit au cœur des politiques publiques.

Origines de la dynamique et chemin parcouru…

Pouvoir d’agir a été créé en juin 2010 à l’initiative de la Fonda et de réseaux agissant dans des quartiers populaires : le Comité national de liaison des régies de quartier (CNLRQ), la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF), l’association des directeurs de plans locaux pour l’insertion et l’emploi (EUROPLIE), le Comité national de liaison des associations de prévention spécialisée (CNLAPS) et l’inter-réseau des professionnels du développement social urbain (IRDSU). Ces réseaux ont publié en mai 2010 une lettre ouverte, « Valoriser les capacités citoyennes des quartiers populaires », en écho à la « Lettre à ceux qui ignorent les banlieues » publiée par Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois et président de l’association des maires Villes et banlieues, en mai 2010.

« Valoriser les capacités citoyennes des quartiers populaires » –  pouvoir d’agir – juin 2010

Cette lettre ouverte a trouvé un écho fort auprès  d’autres réseaux  et individus, dont certains ont rejoint le collectif; Son accueil est révélateur d’un mouvement de fond déjà à l’œuvre.

En 2011-12, le collectif Pouvoir d’agir a :

–          élargi sa composition au niveau national et se compose début 2012 de seize réseaux nationaux (Asmae-Association Sœur Emmanuelle et France Initiative ont rejoint le collectif fin 2010. Puis, sur la base l’appel de janvier 2011, ATD-Quart Monde, Minga, l’Institut Renaudot, BGE, l’AFEV, l’Unadel, l’ACEPP et Récit, ont rejoint le mouvement)

Le collectif s’est aussi ouvert à des personnes et associations locales (réseau d’un millier de contacts membres ou intéressés par la démarche, informés régulièrement, réseau de partenaires associés) ;

–          précisé ses convictions communes en publiant un texte d’appel : Pour mieux vivre ensemble – le pouvoir d’agir des citoyens – (janvier 2011)

–          précisé son projet en adoptant en juin 2010 un plan d’action pour 2011-12, plan d’action adapté courant 2012 suite à la conférence de Vaulx-en-Velin ;

–          développé sa visibilité dans l’espace public :

  • ouverture du site internet (mai 2011),
  • interventions au cours de nombreuses rencontres (assises de la politique de la ville d’Amiens, rendez-vous nationaux des réseaux membres, assises nationales de la médiation, cycle « démocratie en réseaux du conseil régional d’Ile-de-France…)
  • publication d’une Tribune commune avec l’association des maires Ville et banlieue en avril 2012 (Libération) ;

–          organisé un premier séminaire national des têtes de réseaux en octobre 2011 ;

–          organisé une première journée nationale d’échanges le 16 mars 2012 au cours de la conférence internationale de Vaulx-en-Velin (« Le community organizing : développer le pouvoir des citoyens », 14 au 16 mars 2012, à l’ENTPE). Cette conférence a été l’occasion de vérifier qu’il existe une forte demande en France autour de ce thème, puisqu’elle a réuni plus de 450 acteurs sur les trois journées, dépassant largement les prévisions des organisateurs ;

–          diffusé un manifeste pour une politique ambitieuse de la ville et des quartiers populaires, à l’occasion de la campagne présidentielle, en avril 2012. Le collectif a été invité à participer à la « concertation pour la refondation pour la politique de la ville », mise en place par le gouvernement, dont les travaux ont débuté en octobre 2012 et se terminent mi-janvier 2013.

–          Travaillé cette question en interne des réseaux soit en la mettant à l’ordre du jour de leurs rendez-vous respectifs (Unadel, FCSF, CNLAPS,ASMAE), en la mettant en débat au sein de leurs instances (IRDSU, FCSF) – en invitant un autre acteur du collectif pour présenter la dynamique ou enfin en organisant des temps spécifique de sensibilisation au développement du pouvoir d’agir (FCSF).

A la rentrée 2012, les travaux du collectif s’orientent dans quatre directions :

–        l’élaboration d’une plateforme de propositions pour la politique de la ville, publiée début janvier 2013, « Renforcer le pouvoir d’agir des habitants dans la politique de la ville » et signée par huit réseaux

–        la préparation d’un plan d’actions stratégiques pour 2013/15

–        la construction d’un projet d’expérimentation de méthodes de mobilisation citoyennes sur cinq territoires, en partenariat avec la Fondation de France

–        Par ailleurs, le collectif Pouvoir d’agir a organisé entre septembre et décembre 2012 trois rencontres thématiques et une rencontre locale de collectifs d’habitants :

–        Pouvoir d’agir des citoyens et développement économique local, rencontre autour de Kent Hudson

–        Pouvoir d’agir des habitants dans la rénovation urbaine, en partenariat avec Centre SUD et le groupe APPUI, à Paris en octobre 2012

–        L’approche DPA (« développement du pouvoir d’agir des personnes et des groupes »), rencontre autour de l’association anda -DPA

–        la Foire des savoir-faire et envies d’agir citoyens, au 4N à St Denis, première rencontre locale de groupe d’habitants.

One thought on “Le collectif

  • François Richard

    Félicitations pour cette initiative que je ne connaissais pas du tout avant de rencontrer Kent par hasard au Chili il y a quelques mois. Je suis très intéressé par cette approche que je partage tout-à-fait.

    Nous avons démarré, principalement au Chili, il y a un peu moins d’un an, une initiative assez semblable à la vôtre, que nous avons appelé Mouvement pour la Participation Citoyenne. Nos objectifs sont très semblables, avec simplement une vision mondiale au lieu de se limiter à l’héxagone: nous voulons promouvoir la participation active et effective des citoyens dans les processus sociaux, politiques et démocratiques et favoriser la prise de conscience que la participation des citoyens est fondamentale pour la démocratie, la qualité de vie et le bonheur. Nous voulons encourager la coordination des efforts individuels et collectifs qui vont dans ce sens.

    Je souhaite vous rencontrer à Paris entre le 26 et le 30 septembre, et assistirai à la rencontre publique avec Yann Le Bossé lundi 28.

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